Marie Seguy est une créatrice française vivant à Paris. Elle étudie l’architecture et obtient son diplôme DEFA, puis la mode à l’école Studio Berçot à Paris. Durant son activité, elle suit une formation en bijouterie à l’école Boulle, Nicolas Flamel. Elle poursuivra ses études à l’Ecole du Louvre à Paris, où elle étudie les civilisations anciennes en particulier l’Egyptologie et son écriture hiéroglyphique, les civilisations précolombiennes et l’art sacré antique. Elle est passionnée par l’Hindouisme, le Védanta et le yoga sous toutes ses formes, qu’elle pratique depuis de nombreuses années.

     Marie a gagné ses éperons en tant que créatrice de mode à Hong Kong, où elle a travaillé comme acheteur pour des magasins de luxe et comme styliste personnelle de stars Chinoises. En tant que styliste photo, elle travaille pour divers magazines de mode internationaux. Elle devient styliste vêtements et aide à la création d’une nouvelle marque de prêt-à-porter à Hong-Kong, puis elle est à la tête d’une deuxième marque créée à Saigon. Marie Seguy décide de suivre sa propre intuition et sensibilité en créant sa marque de bijoux. Ses bijoux inspirés, raffinés et artistiques sont conceptualisés et fabriqués dans son atelier à Paris. 

Quand Marie Seguy parle de ses bijoux, elle évoque ses voyages, la spiritualité des civilisations anciennes, le symbolisme, l’art primitif, l’archéologie. Ses créations ont leur originalité dans leur construction inattendue, laissant la combinaison inhabituelle de techniques artisanales anciennes, tribales et traditionnelles et de formes modernistes et architecturales.

      En octobre 2007, Marie Seguy a remporté le prix d’Andam, parrainé par le Ministère de la culture française, LVMH et Yves Saint Laurent. Aujourd’hui, les bijoux Marie Seguy sont vendus dans des magasins à travers le monde et portés par des célébrités telles que Milla Jovovich, Rose Byrne, Micky Green, Faye Wong, Danii Minogue, Scissors Sisters, Yoko Ono, Dream Koala, Calypso Rose …


ÉLABORATION D’UNE CRÉATION.

COLLIER PECTORAL ORA MAÂT.

 

PRÉSENTATION DE L’OEUVRE.

« Ora Maât » est un collier pectoral crée en l’hommage à l’Egypte ancienne. Telle une cuirasse magique favorisant la bienveillance divine, ce pectoral est posé sur le Cœur, siège de l’âme et du souffle originel. Au centre, l’œil du Dieu Egyptien Râ symbolise sa sortie de l’œuf cosmique. Aveuglé par la lumière, des larmes coulèrent de ses yeux d’où naquirent les hommes. Le Dieu solaire nourrit de ses rayons lumineux, les hommes qui l’invoquent en érigeant les premières pyramides à degré.


 

CRÉATION DU DESIGN. DESSIN TECHNIQUE.


CONCEPTION. FABRICATION.

 

Marie Seguy crée tous ses bijoux à la main dans son atelier parisien.


FINITION. PLAQUAGE.

 

Oeuvre achevée. Collier pectoral Ora Maât en laiton plaqué à l’or fin 24 carat.


DESCRIPTION ET SYMBOLISME DE L’OEUVRE.

 

Le collier pectoral «  Ora Maât » incarne la symbolique Egyptienne. Sa forme est définie par sa fonction. La fonction d’une cosmogonie étroitement liée à la nature et à la genèse du microcosme et macrocosme.

L’œil central est composé d’un iris conique et ajouré en bâtonnets. Les cônes à l’intérieur de l’œil, sont responsables de la vision des couleurs et de la vision diurne. Les bâtonnets permettent la vision périphérique et la vision nocturne. Ces bâtonnets se déploient telles les pétales d’une fleur de lotus à la lumière du soleil.

Au dessus de l’œil figure un double arc, composé d’une chaine plate tramée ou tissée. Symbolique de la Déesse Neith, représentée munie d’un arc et de flèches, affichant son caractère guerrier. Sa représentation hiéroglyphique est deux arcs entrecroisés, ou deux navettes de tisserand, car elle est aussi l’incarnation de la grande matrice de l’Univers, évoquée par la toile de lin tissée par les anciens. Elle est mère de tous les Dieux et Déesses et engendra le Dieu Râ. Cet arc symbolisant l’alliance entre le Ciel et la Terre se transforme en cornes soulignant les clavicules du porteur. En effet Neith pouvait être assimilée à Nout, la grande vache céleste qui supporte sur son dos la course du Dieu solaire Râ.

Le monde céleste nourrit le monde terrestre par sa lumière. « Fiat Lux », «  que la lumière soit », par son verbe, Dieu ordonna par la lumière, la création du monde. Les rayons foudroyant matérialisés par le rythme des différents tubes juxtaposés en dessous de L’œil en sont l’expression.

La pyramide à degré « d’Ora Maât » est la représentation des hommes sur Terre. Les premières pyramides étaient des monuments à degré, comme des grandes marches que l’on monte pour atteindre le ciel et les astres, le soleil et les Dieux. J’ai fabriqué celle-ci avec une chaine tramée pour rappeler que les hommes sont tributaires de la grande matrice et de leur destinée. Au milieu de cette pyramide et dirigé vers la Terre, un diapason d’or, exprime toutes les notes de l’octave et la fréquence fondamentale. Celui-ci évoque la perfection de la nature et la seule science pure des nombres, atteint dans l’œuvre du sacré, tel les pyramides érigées à la mesure de l’Univers et du nombre d’or.